Mes petites fiches

Mes fiches de lecture, d'écoute, de visionnage, etc.. Partager ses coups de cœurs, mais aussi ses déceptions. Et ouvrir ses découvertes aux autres.

05 février 2007

Allah N'Est Pas Obligé de Ahmadou Kourouma

L'image “http://www.ac-grenoble.fr/webcurie/pedagogie/lettres/prix_litteraire/images/allah.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://www.bousaana.com/allah/images-photos/galerie/divers/akourouma.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Prix Renaudot 2000, le titre de ce livre m’avait frappé. Il y a des titres si bien choisis, qu’à eux seuls ils sont capables de déclencher la lecture du roman. Allah n’est pas obligé … trois petits points qui donnent envie d’aller voir plus loin. Mais Allah n’est pas obligé de quoi ?

Imaginez un conte africain de plusieurs centaines de pages, un conte africain avec ces ingrédients traditionnels, les animaux, les grigris, l’humour caustique. Imaginez un petit garçon, soldat, enfant soldat, un petit garçon pris dans les pires horreurs de la guerre, de croyances déshumanisantes, d’événements choquants. Il suffit alors d’imaginez ce mélange pour comprendre l’originalité de ce roman. Oui c’est original et le sujet résonne dans nos cœurs et dans nos corps, comment un pays peut-il en arriver à temps d’inhumanité ? J’ai aimé l’idée, l’objectif de l’auteur, beaucoup moins la lecture du livre. Le récit se révèle être finalement une succession de situations plus où moins répétitives, les personnages restent, à mon goût un peu fades et difficiles à saisir. Je suis passé à coté du roman, peut-être est ce juste ma lecture, je ne sais pas.

Je ressorts, donc, de ce roman avec la sensation contrastée d’avoir abordé un sujet intéressant qui continue de m’intriguer et de ne pas avoir aimé le moment de lecture qui l’a accompagné.   

Posté par mesfiches à 15:06 - Mes fiches de lecture - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


24 janvier 2007

Le Zubial - Alexandre Jardin

http://members.aol.com/vdaucourt/Sylvie/jardinnb.gif

Les personnages d’Alexandre Jardin sont des personnages originaux, habités d’une folie douce qui m’a souvent séduit, toujours jusqu’au-boutistes, le genre de personnage qu’on aimerait être mais qu’on n’aimerait pas avoir dans son entourage.

Dans le Zubial on comprend d’où viennent ces personnages. Alexandre Jardin parle de son père Pascal Jardin, un être original à l’excès, totalement incontrôlable, totalement libre. Alors, oui on comprend d’où viennent les personnages de ses autres romans, on s’amuse des histoires folles du père qui nous laissent presque incrédule devant autant de folie, on s’émeut de l’amour du fils pour sa famille « déjantée ». Par ce livre l’auteur assume sa filiation, son coté Zubial qu’il réprimait jusque là. Cependant je reste déçu, ce livre n’est pas l’histoire du père, mais une succession d’anecdotes et d’hommages plus ou moins redondants, cela rend le récit laborieux, on manque de repère. On a finalement le sentiment que le livre est écrit pour l’auteur pas pour le lecteur.

Après cette lecture je reste cependant fasciné par le personnage du Zubial, par ce personnage totalement libre qui nous conduit à nous trouver, tous, tellement raisonnable.

Posté par mesfiches à 11:43 - Mes fiches de lecture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 janvier 2007

La Secte Des Egoïstes

La Secte des égoïsteshttp://www.lapropagationduchaos.net/livres/oscar/eric-emmanuel%20schmitt.jpg

Les quelques romans d’Eric Emmanuel Schmitt que j’ai déjà lu m’ont toujours laissé en pleine réflexion, et ma fois, souvent retourné par le sujet et les questions qu’ils me posaient. Cet auteur sait nous poser des problématiques, nous confronter à nos idées prédigérées, nous bousculer et moi, les coups de pieds aux fesses des préjugés, j’aime ça!  La  Part  De  L'autre par exemple m’avait beaucoup bousculé et j’avais vraiment apprécié. En plus il a de l’humour, de l’humanisme, du style, enfin bref beaucoup de choses pour me plaire.

Dans La Secte Des Egoïstes, c’est au fond de la perception que l’on a de l’autre que l’auteur nous conduit. Le narrateur raconte comment au détour d’un livre il enquête sur l’histoire d’un personnage étrange et insaisissable, ayant pour idée philosophique de base que le monde n’existe que par lui. Je n’ai pas particulièrement accroché à l’histoire, et à vrai dire je ne sais pas trop expliquer pourquoi, peut-être un sentiment de déjà vu. Par contre certains passages sont superbes, comme la confrontation de ses idées avec l’amour, et puis cette fin surprenante surtout! Je n’ai pas été bousculé par les idées comme dans d’autres de ses romans, même si j’ai trouvé le sujet intéressant.

Enfin bref, ce n’est pas mon Eric Emmanuel Schmitt préféré, mais ça n’en reste pas moins un bon roman. Et je continu à recommander cet auteur à ceux qui aime bien trouver des questions dans les livres et pas forcément de simples réponses.

Posté par mesfiches à 16:47 - Mes fiches de lecture - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2007

Pourquoi J'Ai Mangé Mon Père (Roy Lewis)

http://vbeaud.free.fr/Livres/jpeg/Pourquoi_j_ai_mange_mon_pere.jpgL'image “http://www.sgma.org/inductees/lewis_james_roy.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

Il traînait dans ma PAL depuis longtemps (des années !!) avec le commentaire d’un ami « c’est un livre vraiment drôle !». Je l’avais oublié en bas de la pile. Et depuis j’ai lu la longue saga préhistorique de Jean Auel Les Enfants de La Terre. J'ai alors recherché des livres se passant en cette même période … la préhistoire, et je suis retombé sur celui ci.

Rien à voir avec la saga de Jean Auel, même si la rigueur historique est tout aussi respectée. Ici on rit beaucoup en effet, l’auteur joue de jolis anachronismes en donnant aux personnages des réflexions d’aujourd’hui et une pleine conscience de leur évolution, celle qui les conduit vers l’humain. Cependant il n’y a pas que cela, il y a aussi une vraie et jolie réflexion sur les bienfaits et les méfaits du progrès technologique, le feu, par exemple, ressemble beaucoup au nucléaire d’aujourd’hui. L’histoire raconte la vie d’une famille préhistorique et raconte pourquoi le fils a mangé son père, mais pour cela il faudra attendre la fin !! Mais rassurez vous, même si c’est au sens propre, il n’y rien de morbide dans ce roman, juste matière à rire et à réflexion. Un beau mélange, une belle sauce épicée !!

Voilà un roman court, à lire entre deux pavés pour se distraire et se dire que finalement depuis l’origine de l’homme, l’homme reste homme et le restera sans doute encore longtemps dans ses folies et dans ses rêves.

Posté par mesfiches à 08:18 - Mes fiches de lecture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 janvier 2007

Origine (Amin Maalouf)

http://storage.canalblog.com/82/70/232562/9636670.jpghttp://www.wijkalliantie.nl/img/foto/maalouf.jpg

Ceux qui me connaissent un peu savent à quel point Amin Maalouf est un auteur qui me touche particulièrement. J’oserais même dire qu’il est mon auteur préféré … s’il n’y en avait pas tant d’autres ! Je ferais peut-être une section Maalouf sur ce blog un jour, j’aime à le faire connaître en tout cas.

Dans Origine, Amin Maalouf décide de se plonger dans son passé familial, et plus particulièrement dans la vie de son grand père paternel. A partir des archives conservées par sa mère, il remonte le temps comme un policier remonte une piste, émets des hypothèses et les confirme, raconte la vie de ces aïeux qui le conduisent, finalement, à comprendre mieux qui il est. On y retrouve le Liban de ses origines, la tentation d’exil, l’esprit de découverte de l’autre, l’envie de culture, l’esprit d’entreprendre, les différences culturelles, les identités qui s’entrechoquent, enfin bref les thèmes chers à l’auteur. Ce livre est construit comme un roman grâce à un auteur qui est toujours aussi bon conteur, je me suis encore retrouvé à avoir du mal à lâcher la lecture, avec l’envie continuelle de tourner la page. Symptôme très maaloufien !! Le récit s’essouffle un peu sur la fin, mais pour conduire à une fin très réussi.

Origine nous donne envie, à nous aussi, de regarder vers nos ancêtres. Maalouf nous fait regretter aussi le temps où les correspondances laissés des traces, sur de vieux papiers jaunis au fond d’une malle, à la disposition de celui qui voudrait s’y replonger.

Posté par mesfiches à 09:20 - Mes fiches de lecture - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2007

Et Si C'était Vrai (Marc Levy)

http://images-eu.amazon.com/images/P/2266104535.08.LZZZZZZZ.jpghttp://static.voir.ca/_images/montreal/1813/texte/li_levy.jpg

On en parlait toujours autour de moi. On en parlait comme de Bernard Werber, soit avec une passion totale en criant au génie, soit avec un énorme scepticisme souvent dénaturé par un mauvais élitisme anti-populaire. Enfin bref, j’avais ce livre sur ma Pile A Lire et je me suis lancé dans sa lecture, plus pour enfin me faire une idée que pour découvrir un auteur.

Et bien voilà, je fais sans aucun doute parti de la deuxième catégorie. J’aurais donné un autre titre au roman, dans le style de ceux de l’auteur : « S’il avait ». Ah oui s’il avait exploité à fond cette idée grisante de fantôme dont on tombe amoureux, s’il avait approfondi, enfin non, simplement développé le sujet du coma et de la mort alors elle m’aurait plu cette histoire. Mais non, quand on a finalement pas grand-chose à dire on comble par d’autres personnages annexes et sans relief, on tombe dans les lieux communs, enfin bref me voilà frustré ! Et si encore le style de l’auteur m’avait convaincu, mais là aussi c’est la même remarque.

Ce livre est un best sellers, tant mieux pour ceux qui l’on aimé. Ce n’est pas de l’élitisme mal intentionné, j’ai aimé d’autres best seller, pas celui là.

 

 

Posté par mesfiches à 12:17 - Mes fiches de lecture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Vie Devant Soi (Emile Ajar)

http://www.goeland.fr/imagesproduits/LIV257.jpg


Il y a des livres qui nous parlent avant qu’on ne les ouvre. La Vie Devant Soi fait parti de ces livres. Tout d’abord, l’histoire de son auteur m’était déjà arrivée aux oreilles, Emile Ajar pseudonyme d’un Romain Gary en mal de (re)commencement, qui fut le seul à remporter deux fois le prix Goncourt. Ensuite ce titre, comme une pensée positive, un appel à l’optimisme. Lorsque j’ai commencé la lecture de ce roman, j’avais vraiment besoin de voir la vie devant moi et je ne savais pas du tout sur quoi j’allais tomber.

Et là surprise, un petit garçon nous raconte sa vie avec ses mots à lui. L’auteur joue vraiment avec le langage, avec les fautes grossières de l’enfance, il joue avec les structures de phrase un peu comme Raymond Queneau le fait dans Zazie Dans Le Métro. Mais voilà inutile d’ouvrir le dictionnaire des mots anciens pour écrire une poésie touchante. Les mots sont crus, incongrus, mais ils sont justes et forts. La poésie qui s’en dégage, soutient l’humour et la profondeur du propos. Momo voie sa mère adoptive dépérir dans sa maladie et en profite pour grandir, il ne comprend pas qu’on ne puisse pas l’  « avorter » (c’est ses mots), il l’accompagnera jusqu’au bout.

Voilà un roman que je rangerai dans l’étagère des livres qui m’on touché, qui m’ont changé.

Posté par mesfiches à 12:00 - Mes fiches de lecture - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1